Mr. Robot
Elliot est un jeune programmeur anti-social qui souffre d'un trouble du comportement et de dépression chronique. Il est ingénieur en cyber-sécurité le jour et hacker justicier la nuit. Elliot doit faire un choix lorsque le mystérieux chef d'un groupe underground de hackers le recrute pour détruire la société ...
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| Terminée | Américaine | 50 minutes |
| Drame, Thriller, Crime, Drama | USA Network, France 2 | 2015 |
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3.10 -
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Santiago enlève Darlene et doit assommer DiPierro pour l’emmener avec lui, la jeune agente comprenant que son supérieur est une taupe de la Dark Army. La vie de Darlene étant menacée, Elliot accepte de renouer son lien avec Mr Robot, mais alors qu'ils fouillent l'appartement de Santiago, Irving les surprend et les emmène dans la maison isolée où Wellick a vécu plusieurs mois ; Darlene et DiPierro y sont gardées dans une grange par Leon et des agents masqués. Irving tue Santiago et contraint Dom à devenir leur nouvelle taupe. Grant arrive pour tuer personnellement Elliot et Darlene. Elliot tente de l'en dissuader, d'abord en lui révélant qu'il a le contrôle du réseau de la Dark Army puis en affirmant pouvoir accélérer l'implantation de la plate-forme au Congo. Whiterose, assistant par caméra à la scène, ordonne à Leon de tuer les agents et à Grant d'épargner Elliot ; l'amant se suicide. Price a recueilli Angela alors en plein délire dans la rue. Pour l'aider à la ramener à la réalité, il lui révèle être son père biologique et qu'il veut la libérer du délire de Whiterose. Dom, furieuse et brisée, donne son accès aux machines du FBI avant de cracher sa haine sur Darlene et partir. Dans les fichiers de Romero, Elliot découvre que c'est Mr Robot qui a fait une sauvegarde des clés de chiffrement ; le double explique son geste par le fait qu'Elliot et lui sont plus liés qu'ils ne le pensent et que faire une sauvegarde par prudence, au cas où l'opération échouerait, est ce qu'Eliot aurait fait à sa place. Elliot accepte donc une nouvelle collaboration contre les véritables responsables et envoie les données pour défaire le piratage d'E Corp. Dans une scène post-générique, alors que Darlene discute avec une prostituée du prochain retour à la normale pour E Corp, elle est abordée par Vera.
Diffusion originale : 13 décembre 2017
Diffusion française :
13 décembre 2017
Réalisat.eur.rice.s :
Sam Esmail
Scénariste.s :
Sam Esmail
Guest.s :
Bobby Cannavale
,
Grant Chang
,
Omar Metwally
,
Rizwan Manji
,
Joey Bada$$
Tous les avis
| Avis favorable | Déposé le 17 décembre 2017 à 22:52 |
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Spoiler
J'ai été happée par cet épisode final, qui nous offre de beaux moments d'émotion et parvient à conclure sa saison tout en laissant la porte ouverte à la suivante. Deux scènes marquantes, pour la technique autant que le récit lui-même : l'alternance entre la discussion d'Angela et Price et la scène dans la grange. La musique, sublime, aide beaucoup, mais la réalisation et les acteurs sont formidables. C'est très fort. La deuxième scène, c'est celle de la fin. Comme la série l'a fait à plusieurs reprises cette année, c'est un montage musical (porté par M83, un pur régal) qui clôture cette saison, nous donne des réponses que l'on n'attendait plus pour certaines, permet aux personnages de se regarder en face, de faire le point sur leur situation et sur la situation en général, et amorce aussi la saison suivante. Petite parenthèse quand même, pour souligner l'horreur de la scène entre Irving, Dom et Santiago. La plus traumatisante de cette année, pour sûr, mais elle est dans le Top 10 large. Bien sûr, si on oublie que Santiago est humain, c'est juste un tas de chair. Ce qu'il devient, d'ailleurs. Pauvre Dom. Hâte de voir comment elle va gérer la situation, malgré tout ceci. Elle a chargé, entre la fusillade en deuxième saison et ça... Enfin bref, on a vécu beaucoup de choses au fil des trois saisons qui composent Mr. Robot. Mais cette année, quelque chose de nouveau est arrivé : l'émotion. Et à la fin, on se dit que cette dernière scène, comme d'autres scènes, et cette saison, tout ça, c'est juste... beau. Poignant, mais beau. Vrai, injuste, terrible parfois. Mais beau. |
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Sur bien des aspects cet épisode pourrait conclure la série. Dom a une fin douce-amère appropriée, Darlene et Elliot sont désormais pleinement soudés, tout comme Elliot et Mr. Robot. Les nombreuses révélations qui éclairent différemment toute la série, du lien de parenté Angela/Price qui, à la manière de Santiago la taupe, n’était pas forcément “nécessaire” et qui n’était clairement pas prévu dès la première saison mais qui permet néanmoins de justifier de nombreuses coïncidences sur pourquoi tous nos personnages semblaient avoir un destin hors du commun depuis All Safe, ça fonctionne parfaitement pour donner un prisme différent cohérent sur toute la série.
Même chose pour Whiterose et son obsession pour une vie alternative qui justifie son aspect psychopathe et son détachement de la réalité même des personnes qu’elle aime, étant convaincue pouvoir accomplir un projet de retour dans le temps (encore une fois teasé avec la scène du film Superman qui passe sur les écrans lors du retour à l’épilogue).
Et même chose pour le protagoniste ainsi que pour le mini-twist sur Mr. Robot (et non Romero) qui avait depuis le début fait un back-up de toutes les données du hack, ou encore (et surtout) sur cette idée géniale de revenir sur l’incident de la fenêtre qui, une fois n’est pas coutume, n’était que le fruit d’un narrateur en lequel on ne peut avoir confiance.
Ce final est donc, en dépit de quelques racourcis que la série a choisi désormais de ne plus trop se soucier (les hacks techniques finalement passés au second plan, le génie d’Elliot n’étant qu’une formalité qu’il admet lui-même), pleinement satisfaisant.
Dans la forme aussi, le double-climax final est génial et m'a fait décrocher ma mâchoire tant je ne l'ai absolument pas vu venir (ou plutôt je refusais d'y croire), alors que le “previously” spoilait allègrement tous les signes allant vers la révélation sur Angela. Le montage alterné de toute la scène du climax qui constitue la grosse moitié de l’épisode, est hyper efficace. L’approche “cocktail explosif” dans la grange qui réunit presque tous les acteurs de la saison (à l’exception de Tyrell, très absent car finalement un peu au bout de son arc narratif ? dommage qu’on n’a pas plus de gestion de son deuil) permet une mise en tension folle jusqu’à un désamorçage où, certes, nos personnages survivent tous avec une certaine plot armor tandis que ce sont les antagonistes “secondaires” de la saison qui subissent le couperet (le fuckboy de Whiterose qui aura manqué un poil de développement selon moi, et Santiago qui au contraire aura eu un assez beau parcours), mais ça reste un super pay-off.
On revient alors sur l’annulation du 9 mai en guise d’enjeu de fin, mais non pas à un niveau sociétal comme l’était les enjeux grandiloquents de la saison 2, mais bien à un niveau très personnel ici. Je suis fan de l’atmosphère “reset qui n’a en effet aucun sens pour la société mais qui est motivée par le besoin de reconstruction des personnages”. La scène post-générique un peu mélancolique entre Darlene et une amie improvisée est très bonne — dommage que le cliffhanger qui ramène Vera, personnage un peu balek, soit bien moins alléchante que celle de la fin de saison 2.
De même le personnage d’Irvin, plutôt fun tout au long de la saison, tire ici sa révérence en nous balançant à demi-mots qu’il était auparavant l’amant de Whiterose et qu’il a bien mérité sa retraite, une conclusion cryptique pour un personnage que le show ne semble plus avoir envie de traîner mais qui paraît un poil facile.
Elliot nous tease l’ultime étape qui justifie une éventuelle saison 4 (je suis sûr que tout a été écrit par Sam Esmail dans l’optique que la série soit reconduite comme annulée) : s’attaquer directement aux top dogs, aux 1% du 1%, reprenant le speech d’intro culte de la saison 1, en dirigeant ses efforts directement contre Whiterose et Price.
Bref, un final à l’image de cette saison : ce que le show a gagné en simplicité, en émotions et en morale explicite, il a un peu perdu en finesse d’exécution et en rigueur de showrunning, avec un exercice parfois périlleux de concevoir un show hyper axé sur son fil rouge et proposant de nombreux twists tout en étant contraint à ne pas avoir tout planifié à l’avance, mais l’exercice de transformation de la série reste beau à voir et les fins savent être généreuses. C’est parfaitement rythmé, hyper engageant et ce n’est qu’en replaçant l’épisode dans la saison et dans la “big picture” que je me dis qu’il s’agit de la moins bonne saison des trois, mais avec malgré tout des sommets encore dantesques et une furieuse envie de se replonger une ultime fois dans leur univers.